Histoire brassicole de la République Tchèque

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Lors de la bénédiction du Monastère de Brevnov, Vojtech, le deuxième évêque tchèque, aurait interdit aux moins de brasser de la bière car ils auraient alors consacré plus de temps à fabriquer et boire la bière qu‘à effectuer leurs tâches et prières.

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1034-1055

La lettre de fondation du prince Bretislav 1er représente la plus ancienne preuve écrite quant à la culture de houblon. Dans cette lettre, Bretislav 1er attribue un dixième de houblon cultivée sur les champs à Zatec et à Mlada Boleslav au Chapitre de réligieux à Stara Boleslav.

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La lettre de fonsation du premier roi tchèque Vratislav II (1061-1092) concernant le Chapitre à Vysehrad représente la première mention directement liée à la fabrication de la bière. En plus des autres dons et privilèges, le roi y a attribué au Chapitre de réligieux un dixième de houblon pour le brassage de la bière.

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Fondation de la première brasserie dans les Pays tchèques à Cerhenice, qui représentait encore 2816 hl de volume de la bière produite pendant l’année comptable 1913/1914.

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La lettre de fondation du roi Sobeslav 1er (1125-1140) ordonne au peuple habitant au pied du château de payer un dixième du brassage de la bière au Chapitre de Vysehrad. A chaque chanoine, le roi Sobeslav 1er octroie 1 seille de bière et 1 seille de miel par semaine.

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1278-1305

13e siècle – Le roi Venceslav II (1278-1305) a déterminé que le droit de brassage est valable uniquement pour les citoyens habitant des villes royales et cela en intra-muros et aux monastères. Le droit de brassage est reconnu par écrit p.ex. à Dobruska en 1320 ou à Cesky Krumlov en 1347. Les citoyens des villes royales se voient attribuer le droit de brassage par le roi Karel IV dans sa „Bulle d’or“ de 1350.

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14e siècle

14e siècle – Afin de protéger leur droits, les villes royales obtiennent le soi-disant « droit de mille » (elles disposent d’un droit exclusif de produire dans un périmètre de 1 mille autour de la ville). C’étaient les villes comme Opava (1224), Hodonin (1228) Olomouc (1230). A l’époque des rois de Luxembourg (Ian de Luxembourg 1310- 1346, Charles IV 1346-1378) la majorité des villes royales obtiennent également ce privilège de 1 mille, comme p.ex. Pisek (1327), Rakovnik (1341), ensuite après 1346 Ceske Budejovice, Domazlice, Kolin, etc.

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1353 – La première guilde des malteries est fondée à Brno. Une guilde du même genre des malteurs pragois est fondée au début du 15e siècle.

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1398 – Au cours d‘une dispute au sujet du brassage de la bière, le roi Venceslas IV (1378- 1419) décide ainsi : « Le brassage de la bière n’est pas un métier mais une commerce que chacun des citoyens a le droit d’exercer ».

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1484-1517

1484-1517 – Des disputes de longue date entre la noblesse et les citoyens sont résolues par le Contrat de Saint Venceslas – les villes considéraient le brassage de la bière comme leur gagne-pain et leur privilège. Quand les rois et chevaliers, qui initialement refusaient le brassage de la bière en raison des dommages causés à l’honneur des armoiries, se mettent à produire et débiter de la bière, les villes se sentent menacées. Pendant 33 ans, 33 assemblées privinciales tentent, sans succès, de résoudre ces conflits, et c’est le roi Vladislas II Jagellon (1512-1516) qui devient l’arbitre dans cette affaire, mais il n’a pas le temps de prendre de décision avant sa mort en 1516. C’est à l’époque de son successeur Louis Jagellon (1516-1526) que lors d’une assemblée après la Saint Venceslas, en 1517, le „Contrat de la Saint Venceslas“, créant les conditions pour aboutir à une décision ultime, est conclu. Cette dernière est prise le 24 octobre 1517 grâce à l’intervention de Vilem de Perstejn. Le droit de brasser la bière est octroyé à tous les trois états – citoyens, noblesse et chevaliers. Ce droit est par la suite renforcé par le droit de débit (jus educilli) qui limite le volume de bière produite par les brasseries et qui n’est supprimé que le 30 avril 1869. L’essor des brasserie artisanales des villes commence à décliner après 1547 lorsque les villes révoltées contre le règne des Habsbourgs subissent la confiscation de leurs biens. L’époque des ténèbres des brasseries débute après la Guerre de Trente ans et plus particulièrement après la Bataille de la Montagne-Blanche en 1620.

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1546 – Cette année est marquée par l’obligation de payer des taxes régulières de brassage de la bière. La récolte de ces taxes se faisait déjà avant mais les taxes changeaient souvent. En 1228 est instaurée une taxe que les brasseries payent au maître royal de chaque brassin. En 1481 une soi-disant « taxe de brassin », et en 1522 une soi-disant « taxe de fût » sont instaurées.

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1585 – Dans son livre « La bière, son brassage, son caractère, ses forces et propriétés », Tadeas Hajek de Hajek (1525–1600), le médecin de l’emperreur Rodolphe II, a décrit le brassage de bière à fermentation haute avec du malt de blé. Cette méthode de fabrication dominait jusqu’à la moitié du 19e siècle.

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1753-1805

18e siècle – La réforme de Frantisek Ondrej Poupe (1753-1805), maître brasseur légendaire tchèque. Il eu le mérite de développer les propriétés typiques des bières tchèques d’aujourd’hui. Il proposa une gamme de nouveaux équipements pour la fabrication du malt et de la bière, il convainquit les maîtres brasseurs d’utiliser uniquement le malt d’orge, il modifia le dosage de houblon ce qui a considérablement amélioré la qualité de la bière. La devise de F.O. Poupe est la suivante: „ Le seigle pour le pain, le blé pour les gâteaux, l’avoine pour les chevaux, l’orge pour la bière.“

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1818 – L’enseignement de la brasserie débute à l’Ecole technique de Prague.

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1841-1900

Les modifications technologiques se sont reflétées dans le nombre de brasseries en activité. 
Nombre de brasseries en activité dans les pays tchèques en 1841 : 1475 
Nombre de nouvelles brasseries en 1869-1900 : 88 Sous-total : 1563 
Nombre de brasseries en activités dans les pays tchèques en 1841-1900 : 864 
Nombre de brasseries supprimées en 1841- 1900 : 699

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1842 – La brasserie de la ville de Plzen est fondée, elle brasse uniquement de la bière de fermentation basse. 1ère moitié du 19e siècle – l’âge d’or de la brasserie tchèque. Les changements technologiques de base : orientation vers la fermentation basse, suppression de petites brasseries et fondation de nouvelles brasseries, introduction du saccharimètre, des transmissions mécaniques, cuisson à la vapeur, refroidissement mécanique, mise en place de stations de propagation et de premières usines d’embouteillage.

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Fondation de l’Ecole de malterie à Prague ; en 1874 une section allemande est ouverte à cette école. En 1883 l’école change de nom pour la Première école publique de malterie à Prague.

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Fondation de la plus grande union des brasseries : «l’Union pour l’industrie brassicole dans le Royaume tchèque», dont le successeur est l’Union tchèque des brasseries et malteries.

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Fondation de l’Institut de recherche sur le brassage et le maltage à Prague

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Fondation de l’Ecole supérieure de malterie de quatre ans, à l’initiative du professeur Kruis

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L’école supérieure de malterie fusionne avec Institut de recherche sur le brassage et le maltage pour créer les Instituts de recherche brassicole. En 1918, l’école inférieure brassicole, créée récemment, rejoint le groupe.

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1944-1945 – L’enseignement dans les écoles est interrompu.

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L’école brassicole est supprimée, au profit de l’école supérieure brassicole qui est réouverte renommée «Ecole polytechnique brassicole» en 1949, et dont le siège se trouve au 3e étage de la Maison brassicole. En 1950, elle est déplacée à la rue Podskalska où elle intègre L’école polytechnique supérieure de la chimie alimentaire en 1952.

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Le 17 octobre 2008 – La Bière tchèque obtient le label européen :
Indication Géographique Protégée.