Bière et Santé

une boisson naturellement fermentée

La bière est une boisson naturellement fermentée sans produits chimiques rajoutés, avec un volume adéquat d‘ions et de vitamines. Elle contient des antioxydants et un mélange adéquat de minéraux, plus particulièrement du potassium et du magnésium. Sa consommation modérée a des effets positifs sur l’organisme humain. Une consommation raisonnable de bière peut positivement jouer sur la prévention de certaines maladies. Chez un individu adulte, elle diminue le risque d’athérosclérose, réduit le stress, renforce la circulation sanguine et la digestion, et certains éléments contenus dans la bière possèdent des propriétés anticancéreuses et antibactériennes. La quantité journalière de bière tchèque, conseillée, étant donné son volume d’alcool, est seulement de deux 1/2 l pour un homme et de deux canettes de 33cl pour une femme.

Etude "Bière et santé“

La bière est présente dans le régime alimentaire des Européens depuis des milliers d’années et au cours de notre évolution, elle s’est profondément ancrée dans nos traditions et notre culture. Des centaines de bières différentes sont brassées dans toute l’Europe. Comme la bière est fabriquée à partir de matières premières naturelles, elle peut jouer un rôle important dans l’alimentation des personnes adultes et s’inscrire durablement dans les modes de vie, à condition de s’en tenir à une consommation raisonnable.

L’étude  « Bière et santé : consommation modérée comme partie d’un style de vie sain“, réalisée par l’Institut néerlandais de la bière (The Dutch Beer Institute), présente un résumé des connaissances scientifiques actuelles dans le domaine des avantages potentiels et des risques éventuels d’une consommation modérée de bière.

 
biere et santé ingrédients

L’essentiel
de la bière

La bière est une boisson fermentée avec un taux d’alcool relativement bas voire nul, dont les ingrédients naturels contiennent une petite quantité de précieux nutriments, minéraux et vitamines.

Ces quatre ingrédients naturels sont les éléments utilisés pour obtenir la bière :
Houblons, Levures, Céréales, Eau 

La composition moyenne d’une bière lager de type Pils en Europe est la suivante :
92% d’eau, 4,4% d’alcool en volume, 3% de carbohydrates, 0,3% de gluten, 0,2% de fibres, 0% de graisse, 0% de cholestérol 

La bière contient également une faible quantité des éléments suivants :
Polyphénols (qui protègent le coeur), Vitamine B, Minéraux

La bière peut simplement être définie comme une boisson à faible teneur en alcool, composée de 92 à 93% d’eau, de 4% d’alcool, de 0,5% de dioxyde de carbone et de 2,5 à 3,5% de l’extrait dit résiduel, qui contient, d’une part, des substances provenant des matières premières (malt et houblon), et d‘autre part des produits de l’activité métabolique des levures. La composition de la bière dépend de la quantité et de la qualité des matières premières utilisées et de la méthode de leur traitement. Plus de 3000 produits chimiques ont été trouvés dans la bière et plus de 800 ont été identifiés. Du point de vue nutritionnel (alimentation) et de la santé, les composants respectifs de la bière sont définis de la façon suivante : L’alcool. Il est formé par l’action des levures sur l’extrait de moût ; les pourcentages de bière représentent le % d’extrait. Celui-ci contient principalement de l’amidon et ses dérivés ; la concentration en alcool est obtenue approximativement par une division par trois de la densité primitive de moût. Nous allons nous intéresser plus tard à l’alcool en tant que composant efficace de la bière. 

L‘extrait résiduel après fermentation – il représente moins de 4% ; il contient une partie des sucres non fermentés et non fermentescibles et d’autres substances énumérées ci-dessous. La valeur énergétique de la bière (environ 1820 kJ, soit 440 kcal/l) est donnée principalement par l’alcool et par les sucres contenus dans l’extrait résiduel ; elle  n’est pas négligeable, même si elle est inférieure à celle, par exemple, des boissons au cola ou des jus de fruits.

Les minéraux.
En tant que produit d’origine végétale, la bière contient principalement du potassium, du magnésium, et en moindre quantité du calcium et du phosphore. Comme elle ne contient pratiquement pas de sodium, qui retient l’eau dans l‘organisme, la bière a plutôt un effet diurétique.

 

Les fibres solubles (bêta-glucanes et pentosanes). Bien que leur concentration ne représente qu’environ 0,5%, elles ont leur importance en tant que substances favorisant le péristaltisme intestinal et liant certaines substances toxiques dans l’intestin. 
Le dioxyde de carbone a un effet rafraîchissant. 
Les agents amers et les substances aromatiques du houblon stimulent le goût et favorisent la digestion.
Les antioxydants du groupe des polyphénols.

Les vitamines. 
Nous aborderons plus tard ces deux derniers groupes importants. Bien évidemment, l’alcool a ses effets négatifs, qui se manifestent surtout lorsque la consommation est importante (effets sur l’état psychique, possibilité d’apparition d‘une addiction, formation de produits toxiques lors de son métabolisme, en particulier chez les personnes alcooliques, l’acétaldéhyde et les radicaux libres entraînent des lésions hépatiques et des effets cancérigènes). Au contraire, une consommation d’une quantité d’alcool entre 20 et 40 g/jour (chez les hommes) peut avoir un effet positif, comme nous l’avons également écrit dans notre étude « Influence de la consommation modérée de lager blonde de type tchèque sur les facteurs de risque d’athérosclérose chez les hommes entre deux âges ». En plus des effets bénéfiques d’une faible consommation régulière d’alcool, l’effet des polyphénols, antioxydants, a également été constaté ; ce qui a pour conséquence une protection contre les radicaux libres et donc “une neutralisation“ de certains effets néfastes de l’alcool. Ce dernier, au contraire, favorise leur absorption.

 

aaDans le cadre de notre étude, environ 100 hommes en bonne santé, entre deux âges, ont bu 833 ml de lager blonde (une grande et une petite bière) pendant 30 jours. Nous avons constaté une augmentation significative de la concentration de HDL-cholestérol, qui protège les vaisseaux sanguins du développement de l’athérosclérose. Le niveau de fibrinogène a diminué, tout comme le risque de coagulabilité du sang – un caillot de sang est généralement ce qui bouche un vaisseau sanguin touché par l’athérosclérose et qui mène à une complication telle qu’une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (apoplexie). Cette quantité d’alcool, mentionnée ci-dessus, n’a pas affecté de manière significative la fonction hépatique, ni provoqué d’autres effets métaboliques que l’alcool peut parfois provoquer (taux élevé d’acide urique ou encore de graisses sanguines). Contrairement à la consommation régulière de vin, le niveau d’homocystéine, un acide aminé, également suspecté de favoriser le développement de l’athérosclérose et de la coagulation sanguine, n’a pas augmenté. Cela est probablement dû à la teneur importante en vitamines de groupe B, en particulier la B6, la B12 et l‘acide folique, qui sont nécessaires pour éliminer l’homocystéine.

Cependant, il faut souligner à nouveau que les effets bénéfiques de la consommation de bière ne se manifestent que lorsque la quantité consommée est raisonnable, c’est-à-dire 1 à 2 bières par jour (grande pour les hommes, petite pour les femmes). L’effort conjoint des médecins et des producteurs de bière devrait être de promouvoir cette façon particulière de boire de la bière et de prendre position contre une consommation de quantité plus importante, même prise occasionnellement.

Notre deuxième étude, qui a étudié la pression osmotique (osmolalité) de la bière de diverses origines et l’a comparée à la concentration d’alcool, a également donné d‘intéressants résultats. Il ressort, de façon évidente, des résultats de cette étude que l’osmolalité des bières étrangères n’est pratiquement déterminée que par l’alcool ; si l’on déduit l’effet de l’alcool, on avoisine pratiquement le zéro. En revanche, dans le cas des bières tchèques, en dehors de l’effet de l’alcool, la valeur d’osmolalité est aussi déterminée par l’extrait résiduel. Les glucides, les acides aminés et d’autres substances que celui-ci  contient  donnent  à la bière son goût « dense » très caractéristique. Ainsi, contrairement aux bières étrangères, nos bières ont leur « corps » ; cette découverte peut servir d’argument supplémentaire pour appuyer la demande auprès de l’Union européenne d‘accorder à la République tchèque l’Indication Géographique Protégée « Bière tchèque » car elle serait correcte et justifiée.

À propos de l’auteur: 
Pr.  MUDr. Jaroslav Racek, DrSc., Diplômé de la Faculté de médecine à Pilsen (1975), spécialiste en biochimie clinique, candidat des sciences médicales dans le domaine de la biochimie, maître de conférences en biochimie, nommé professeur de biochimie clinique à la Faculté de médecine de l’Université Charles à Pilsen (1997). Il est le chef de l’Institut de biochimie clinique et d’hématologie de la Faculté de médecine de l’Université Charles et de l’Hôpital universitaire à Pilsen. Il est membre de nombreuses organisations de spécialistes en République tchèque et à l’étranger, et participe à de nombreuses commissions avec des chercheurs et des professionnels.

aaLa bière tchèque contient plus de substances bénéfiques pour la santé

L‘Institut de recherche sur le brassage et le maltage (VUPS) a publié de nouvelles découvertes quant à la composition de la bière tchèque. L’analyse de 38 échantillons de bières de type pils a confirmé les propriétés uniques de la bière tchèque, démontrant que celle-ci contient plus de substances bénéfiques pour la santé que les bières étrangères. Les recherches de longue durée montrent qu’une consommation modérée de la bière tchèque peut avoir un effet positif dans la prévention de certaines maladies, diminuant le risque d’athérosclérose, réduisant le stress, renforçant la circulation sanguine. Certaines des substances de la bière (telles que le xanthohumol et l’isoxanthohumol) possèdent des propriétés anticancéreuses et antibactériennes. La bière tchèque présente un taux nettement plus important de vitamines du groupe B que les bières étrangères et grâce à sa quantité équilibrée d’ions, elle est à juste titre considérée comme une boisson ionique.

“A notre institut, nous poursuivons la recherche de longue durée des marqueurs de la bière tchèque, c’est-à-dire des propriétés typiques par lesquelles la lager tchèque peut, avec certitude, se différencier des bières européennes de même type“ constate RNDr Karel Kosar, CSc., directeur de VUPS.

« La caractéristique principale a été définie dès 2004 et le texte élaboré alors  représentait déjà l’un des documents phares pour la demande d’obtention de l’Indication Géographique Protégée pour la « Bière tchèque ». Actuellement, nous nous focalisons sur les substances bénéfiques pour la santé ; la recherche se concentre sur les bénéfices potentiels pour la santé dus à une consommation modérée de la bière tchèque. Nous avons comparé 22 bières tchèques et 16 bières étrangères pour lesquelles nous avons procédé à une analyse des vitamines du groupe B, des polyphénols, des phytoestrogènes, des glucides et des fibres. Il est possible de différencier la bière tchèque dans tous les éléments  observés, car de manière générale, elle contient plus de substances bénéfiques. Par exemple, elle contient, par rapport aux bières étrangères, au moins 45% de vitamine B6 en plus, 30%  de vitamine B1 en plus et 55% de phytoestrogènes en plus“, ajoute Karel Kosar.

« En principe, ces résultats valident nos hypothèses. La bière tchèque contient en moyenne 8 unités d’amertume de plus que les bières étrangères en raison des quantités plus importantes du houblon de Saaz, utilisé à la salle à brasser“, ajoute Ing. Vera Honigova, manager de recherche chez VUPS. « Cela  représente une condition pour obtenir un taux plus élevé de phytoestrogènes. Elle contient également une quantité plus importante de malt, moins de substituts en sucre et une fermentation atténuée typique pour la bière tchèque, ce qui a pour conséquence un effet positif sur le volume et plus précisément sur la composition des glucides, des polyphénols et des fibres.“

En prenant en compte la teneur en alcool de la bière tchèque, la consommation  journalière recommandée est évaluée à trois canettes de 33 cl  pour un homme et de deux canettes pour une femme. Cette quantité est déjà suffisante pour couvrir à 100% la quantité journalière recommandée de vitamine B1. En plus, la bière contient un mélange naturel de minéraux (plus particulièrement de potassium et de magnésium) qui en font pratiquement une solution ionique. La valeur énergétique de la bière est d’environ 50% seulement de celle d’une même quantité de vin. De  même, la valeur énergétique de la bière sans alcool est d’environ 50% seulement de celle des boissons sans alcool à base de coca. « Une consommation modérée de bière tchèque peut être considérée comme une mesure de prévention parfaite pour éviter certaines maladies dites de civilisation. Elle diminue le risque d’athérosclérose, réduit le stress, renforce la circulation sanguine et certaines des substances de la bière (telles que le xanthohumol et l’isoxanthohumol) possèdent des propriétés anticancéreuses et antibactériennes“, ajoute Ing. Vera Honigova.

Les effets d’une consommation modérée de bière sur la santé des personnes

MUDr. Sinom JIRAT

La surconsommation chronique d’alcool, entraînant des conséquences sociologiques et médicales graves, est souvent mentionnée dans les textes à destination du grand public comme des professionnels. A contrario, l’effet positif de la consommation modérée d’alcool – ici principalement en buvant de la bière – est très peu évoqué. Ce n’est que dans les dernières années que ce sujet a attiré  l’attention et qu’un certain nombre d’études sérieuses ont été menées par des spécialistes . Ainsi,  le grand public commence également à être informé des côtés positifs liés à la consommation de ces boissons.

Pour commencer, je vais citer un fin connaisseur de l’alcool, Mark Keller, qui saisit tout à fait la compléxité de cette problématique : « L’alcool a plusieurs facettes. C’est non seulement un aliment, un liquide et une boisson rafraîchissante, mais également une substance purifiant et apaisant la douleur, et pouvant parfois  apporter une sensation de bien-être. Mais, il peut également enivrer et causer une dépendance.“ 

« Du point de vue d’un médecin, je vais me focaliser sur l’aspect de la santé, lié à la consommation modérée de bière. Celle-ci, l’une des plus anciennes boissons du monde, génère toute une gamme d’effets positifs sur la santé humaine, qui ont pour origine l’action complexe de ses composants particuliers. En plus de cela, la bière représente une boisson très convenable, désaltérante, isotonique et équilibrée en ions, avec une basse teneur en alcool et avec un large spectre de vitamines. Elle convient également du point de vue diététique.

Les effets bénéfiques d’une consommation modérée de bière (c-à-d de 50cl à1l par jour pour un homme et de 30cl à 60cl pour une femme) sont les suivants :

La bière a un effet de protection quant à l’origine et l’évolution de l’athérosclérose. Par conséquent, les cardiopathies ischémiques et la mortalité par infarctus aigu du myocarde et par accident vasculaire cérébral sont réduites. Selon une étude menée en République tchèque, les hommes qui consomment 4,9 l de bière par semaine présentent un risque d’infarctus du myocarde environ 3 fois plus faible que le pourcentage habituel, tandis que les femmes qui consomment de 0,5l à 4l de bière par semaine présentent même environ 5 fois moins de risques.
Une consommation modérée de bière entraîne une diminution de la pression artérielle en raison de la dilatation des vaisseaux sanguins et des modifications dans des proportions d’eau et de minéraux dans le sang.
Après avoir bu de la bière, le taux de sucre dans le sang baisse, ce qui, associé à un meilleur usage de l’insuline, a un effet positif sur le métabolisme des sucres et des graisses.

 

La bière ne contient ni le cholestérol ni d’autres graisses, et même si cela peut paraître incroyable, elle est caloriquement plus pauvre que, par exemple, le jus de pomme, le lait ou les boissons au coca. Simultanément à l’intervention dans le métabolisme des graisses, la proportion de graisse corporelle diminue. 

La bière est un remède naturel idéal pour lutter contre le stress. Elle élimine les tensions, favorise la sociabilité et la compréhension. (Encore une fois, ces trois derniers facteurs ont un effet positif sur le système cardiovasculaire.)

La bière est utilisée avec succès pour stimuler le goût et soutenir l’ensemble du processus digestif ; elle est particulièrement adaptée à certaines maladies du fonctionnement du tube digestif.

Grâce à ses propriétés – à savoir l‘action diurétique et l‘augmentation de la sécrétion biliaire – elle agit contre la formation de calculs biliaires et de calculs urinaires.

Les effets antioxydants de certaines substances de la bière peuvent contribuer à une réduction du risque de tumeurs malignes.

Grâce à une technologie parfaite, qu’on peut comparer à une décontamination, le produit final contient beaucoup moins de substances nocives que les matières premières utilisées.

L’effet bénéfique de la bière sur le corps humain repose sur un équilibre et l’impact complexe des substances contenues dans la bière. Tout d’abord l’alcool. Sur la base de l’analyse d’un certain nombre d’études réalisées sur de grands groupes d’individus, son effet antisclérotique significatif peut être documenté. Le principe est d’augmenter l’effet bénéfique du bon cholestérol, le HDL. Celui-ci renvoie l’excès de cholestérol total au foie, où il est décomposé. Le composant défavorable, le cholestérol LDL, celui qui se dépose dans les vaisseaux sanguins et cause un rétrécissement sclérotique des artères, se trouve en partie renvoyé et son taux n’augmente pas ou même diminue légèrement. De plus, en raison de son effet sur les plaquettes, l’alcool réduit la coagulation sanguine, empêchant ainsi la formation de caillots sanguins dans les artères, et donc la formation de complications graves. L’alcool augmente le flux sanguin vers le cerveau et dilate les artères coronaires. A des doses plus faibles, il abaisse la pression artérielle ; il a un effet diurétique et corrige favorablement le rapport du sodium et du potassium dans le sang et l’urine.

 

Les sucres présents dans la bière sont rapides et faciles à exploiter et représentent une source d’énergie facilement disponible. La plupart des bières (filtrées et pasteurisées) sont relativement pauvres en protéines, mais il est très important qu’elles contiennent tous les acides aminés dits essentiels, qui sont nécessaires pour la production de protéines dans le corps. Ainsi, la bière représente un complément nutritionnel approprié pour un régime pauvre en protéines.

La bière contient une grande quantité de minéraux et oligo-éléments importants (en particulier le potassium et le magnésium), nécessaires au bon fonctionnement de tous les organes du corps. Les vitamines, en particulier du groupe B, y sont également présentes de façon importante, mais aussi d’autres vitamines, plus concrètement les vitamines solubles dans de l‘eau, qui agissent comme coenzymes dans un certain nombre de processus métaboliques.

La teneur en polyphénols végétaux dans la bière est assez élevée. En tant qu’antioxydants (nommés balayeurs de radicaux libres), ils sont très bénéfiques pour le ralentissement du développement de l’athérosclérose. Ils fonctionnent de la même façon contre le cancer. A leur tour, les flavonoïdes freinent la fonction des plaquettes et augmentent ainsi l’effet anticoagulant de l’alcool lui-même. Le dioxyde de carbone augmente le flux sanguin vers la muqueuse buccale et la production de salive et de sucs gastriques ; il favorise également l’excrétion des déchets par les reins.

Le houblon est un remède apaisant, légèrement amer, qui stimule le goût ainsi que la sécrétion des sucs digestifs. Le dernier, mais non négligeable, effet positif de cette boisson est dû à l’eau de qualité que la bière contient à 92%.

Un apport suffisant de liquides dans la bière, une consommation régulière, permet de maintenir un régime physiologique sain qui empêche la déshydratation du corps associée à un « épaississement » du sang et à des troubles ultérieurs de la circulation sanguine vers les organes. Il faut rappeler que la bière contient de l’eau saine bouillie, provenant souvent de sources de qualité.

À la lumière de ce qui précède, nous pouvons, en toute sécurité, résumer les faits mentionnés dans la conclusion suivante : 

Un consommateur modéré est beaucoup plus satisfait de sa santé qu’un abstinent ou qu’un fort buveur, qui, l’un et l’autre, mènent souvent une vie solitaire et insatisfaite. Les amateurs de bière sont d’humeur plus positive et ils ont manifestement un risque plus faible de complications cardiovasculaires.

Pour terminer, je mentionnerai les mots d’un vrai spécialiste, le Pr. Piendl de l’Institut des technologies brassicoles de Munich : «Une bière vaut mieux qu‘aucune bière. Deux bières valent mieux qu’une seule. Cependant, quatre bières ne sont pas deux fois plus bénéfiques que deux bières. »

À propos de l’auteur: 

MUDr. Simon Jirat, diplômé de la 1ére Faculté de médecine de l’Université Charles à Prague (1994). Il exerce à l’Hôpital universitaire général à Prague et à la 1ère Faculté de médecine de l’Université Charles, le 2ème Département de médecine interne – Département de cardiologie et d’angiologie à Prague.